Le besoin
Au travail, les maladies mentales ont pris les proportions d’une crise. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, par rapport à toutes les autres maladies (comme le cancer et les maladies du cœur), les maladies mentales arrivent au premier rang des causes d’invalidité aux États-Unis, au Canada et en Europe de l’Ouest, ce qui représente 25 % de toutes les invalidités.
Un Canadien sur cinq souffre actuellement d’un trouble mental important, tel que la dépression, l’anxiété ou l’abus d’alcool ou d’autres drogues. Soixante-douze pour cent des Canadiens ayant un problème de santé mentale ne reçoivent aucun soin à cet égard au cours d’une année donnée, mais 80 % de ces personnes visitent leur médecin de famille au cours de cette même année. Seulement une personne sur huit reçoit un diagnostic juste et un traitement approprié (Commission Kirby, rapport du Sénat sur la santé mentale, « De l’ombre à la lumière », mai 2006).
3,5 personnes sur 6 qui ont recours au programme présentent un risque élevé de recevoir un diagnostic de trouble. En aidant les gens à obtenir un diagnostic juste et un traitement approprié, les résultats s’en trouvent améliorés pour tous. Ce taux élevé de prévalence indique que le programme sert au groupe cible, composé des personnes présentant la plus forte probabilité de faire diminuer la souffrance humaine et l’escalade des coûts liés au présentéisme, à l’absentéisme, à l’emploi inadéquat de médicaments d’ordonnance de même qu’aux invalidités de longue et de courte durée attribuables à la santé mentale.
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